Notre équipe

Deux spécialistes de la radioprotection, de la Marine nationale et de l'armée de l'Air au CEA et à Orano, avec plus de trente ans d'expérience de terrain réunis autour de Dosimex.

Gérald Lopez

Gérald Lopez

Marine Nationale EAMEA Arsenal de Cherbourg Orano la Hague

J'ai commencé ma carrière, en 1997, dans la Marine Nationale en tant qu'électrotechnicien sur systèmes d'armement. Après une formation de technicien en radioprotection (TR), j'ai intégré le SPR de l'Ile Longue, avec diverses missions centrées sur les sous-marins nucléaires Lanceur d'engins (SNLE) : assistance radiologique, cartographies du compartiment réacteur, analyses radiologiques au laboratoire de moyenne activité, exercices de sécurité nucléaires…

En 2003, après une formation de technicien supérieur en radioprotection (TSR) à l'INSTN, j'ai rejoint l'Ecole des Applications Militaire à l'Energie Atomique (EAMEA) où j'ai enseigné la radioactivité, la radioprotection, la dosimétrie, la mesure nucléaire. A partir de cette époque, pour palier le manque flagrant d'outils, j'ai commencé à créer mes propres outils de calcul afin de réaliser simplement et rapidement des travaux dirigés dans le cadre de mes enseignements.

En 2010, j'ai intégré le SPR de l'Arsenal de Cherbourg en charge du 2SNM (Système de Surveillance Nucléaire Marine), système relié au Réseau National de Mesure (RNM). Cette expérience m'a, entre autres, permis de créer le code Dosimex-I, notamment sur l'option de transfert atmosphérique.

Depuis 2013, après avoir publié avec Alain Vivier l'ouvrage « Calcul de dose générée par les rayonnements ionisants », je suis au service de radioprotection du site Orano de la Hague, où j'ai rencontré la plupart des problématiques de radioprotection du site : chantiers de démantèlement de l'unité UP2-400 et d'un dissolveur de combustible UNGG, conseil démantèlement sur les périmètres ELAN2B et STE2, responsabilité de l'échelon radioprotection du périmètre Haute Activité, puis de l'Unité Opérationnelle Conditionnement des usines UP2-800 et UP3, entre vitrification, traitement des déchets et compactage des coques. Depuis 2019, je dirige le pôle expertise du secteur, où j'assure le soutien technique et l'innovation en radioprotection et sécurité conventionnelle, jusqu'aux risques mixtes amiante et radiologique.

Dans la plupart des problèmes de radioprotection que j'ai eu à rencontrer, les outils du pack Dosimex ont été d'une grande utilité pour analyser le risque radiologique. A l'inverse, le retour d'expérience m'a permis d'enrichir ces codes.

Alain Vivier

Alain Vivier

Armée de l'Air CEA INSTN Dosimex

Après des études à l'Ecole de l'Air (promotion 80) et avoir été affecté à une unité de maintenance de Mirages IV, j'ai été désigné pour être PCR dans le cadre de radiographies sur les voilures. En dehors du générateur X, je ne disposais alors ni du moindre radiamètre ni d'outils de calculs, n'ayant ainsi aucune idée du risque radiologique encouru. Cette expérience a sans doute semé une première petite graine pour la suite.

En 1990, j'ai rejoint l'Ecole Atomique de Cherbourg pour y passer un génie atomique. J'ai eu la chance de pouvoir y rester en tant qu'enseignant.

Responsable de l'enseignement de la physique nucléaire et d'un laboratoire de mesures, je commençai à comprendre les phénomènes d'interaction rayonnement-matière et j'ai réalisé qu'il devait être possible de calculer, et non pas seulement mesurer, un débit de dose d'une source de 1 GBq de Césium 137 posée à 1 m. Mon adjoint, TSR de formation, m'a répondu : « oui, c'est possible, cela s'appelle la dosimétrie ». J'ai compris, au travers de cette anecdote, que cette matière n'était pas suffisamment dispensée dans les formations.

Ma première expérience de modélisation concernait le calcul du pouvoir d'arrêt des particules chargées, à l'aide de la formule de Bethe (voir annexe E). J'ai alors été frappé par l'adéquation entre la prédiction théorique et les résultats des mesures avec des électrons de conversion et des cibles minces en cuivre. Cette validation croisée entre modélisation et mesure, l'une renforçant l'autre, a été une révélation.

En 1998, j'ai rejoint le CEA, tout d'abord au SPR de Cadarache à l'AtPu (Atelier plutonium), puis en 2000, à l'INSTN de Saclay. La première formation que j'y ai créée s'intitulait « dosimétrie des rayonnements ionisants ».

A l'occasion de visites à l'Ecole Atomique, j'ai rencontré Gérald Lopez. J'ai rapidement décelé ses compétences en modélisation, sa capacité d'analyse associée à une puissance de travail hors-norme. Il avait, déjà, à cette époque, jeté les bases de ce qui allait devenir Dosimex-GX.

En 2010, lorsque EDP a accepté d'éditer un ouvrage sur les calculs de doses, il m'est apparu clairement qu'un tel ouvrage devait être accompagné d'utilitaires de calculs, et surtout que Gérald Lopez était indispensable à la réalisation de ce projet. C'est ainsi qu'est né Dosimex.

Epilogue : c'est grâce à Dosimex que j'ai enfin pu avoir, 25 ans après, une idée du risque radiologique encouru avec les générateurs X, risque qui est loin d'être négligeable.

Les outils nés de cette histoire

Trente ans d'expérience de terrain, condensés dans des outils de calcul en radioprotection éprouvés et validés.